Méthode

La preuve d’abord, le document ensuite.

Les propositions sont rarement rejetées pour manque d’ambition. Elles le sont parce que la justification climatique repose sur l’affirmation, parce que le cadre de résultats ne découle pas du problème posé, ou parce que les données ont été réunies après le récit plutôt qu’avant.

Méthode

Là où les dossiers échouent réellement

Les fonds publient leurs critères d’examen. Ils ne sont ni secrets ni arbitraires. Ce qui condamne la plupart des dossiers, c’est qu’ils ont été écrits comme un plaidoyer avant d’être garnis de données : l’évaluateur découvre un récit solide posé sur une base mince. Les évaluateurs en lisent beaucoup et reconnaissent immédiatement cette silhouette.

Le remède tient à l’ordre des opérations. Établir ce qui peut être démontré. N’écrire ensuite que ce que la démonstration soutient. Ce travail est ingrat, et c’est ce qui distingue une note qui avance d’une note qui revient annotée.

L’ordre de travail

01Le problème, énoncé en termes mesurables

Non pas l’intervention, le problème. S’il ne peut être énoncé en unités, le cadre de résultats ne tiendra pas, et tout l’aval hérite de cette faiblesse.

02Justification climatique

Données d’aléa et de vulnérabilité, et imputation du problème à des facteurs climatiques plutôt qu’à des déficits de développement en général. C’est là que la plupart des notes sont minces, et la section la plus difficile à réparer après coup.

03Référence de départ

Ce qui se produit sans le projet, démontré. Sans référence défendable, aucun changement mesurable ne peut être revendiqué, ni la question de l’efficience traitée.

04Théorie du changement

La chaîne causale de l’activité à l’impact, avec des hypothèses écrites plutôt que sous-entendues. Ce sont les hypothèses implicites que les évaluateurs repèrent.

05Cadre de résultats

Des indicateurs qui découlent de la théorie du changement et que pourront réellement collecter ceux qui devront le faire.

06Le récit

Écrit en dernier, à partir de la matière ci-dessus. Un document rédigé dans cet ordre est plus court, et il résiste aux questions.

Ce que cela implique

Les deux premières semaines d’une mission ne produisent généralement aucun document. C’est délibéré. Un client qui a besoin d’un projet de note la semaine prochaine est mieux servi par une revue de préparation lui disant honnêtement ce qui manque que par un document qui paraît achevé sans l’être.

Présenter un projet

Climate Readiness Advisory